
Le projet de « Martigues en marche » s’appuie sur une vision et se décline dans un programme. S’il tient compte des faiblesses de notre ville, pour la plupart des conséquences d’une gestion critiquable, il se fonde aussi et surtout sur les atouts dont dispose Martigues et qu’il convient de rappeler ici.
La première force de notre ville, ce sont les Martégaux eux-mêmes, accrochés à leur territoire si riche dans sa diversité d’activités. Au-delà des hommes, ce sont les associations à travers lesquelles ils s’expriment. Il existe sur notre commune près de mille associations. C’est un tissu très riche, loin d’être reflété par la liste des associations aidées par la municipalité. Il serait criminel de continuer à les ignorer alors qu’elles peuvent tant apporter à leur ville.
La deuxième force de Martigues, ce sont ses ressources, qui lui ont permis de se développer avec un endettement raisonnable. Mais ne pas se servir de ce potentiel pour aider à la mutation d’activités et à la création d’emplois, reviendrait à ignorer l’avenir et le devenir du pôle industriel.
Sa troisième force est son territoire attractif aux visages multiples. Toutefois, la municipalité actuelle par son inaction l’a condamnée à n’être qu’une zone polluée, non attractive pour le tourisme. De ce point de vue il est donc nécessaire de construire une politique cohérente de développement, tant dans le logement que pour les infrastructures, et de revaloriser l’image de la ville à l’extérieur, afin de la rendre plus attractive. Il convient aussi de surveiller, aussi bien la qualité de l’air que le niveau sonore ambiant dans notre ville, ainsi que la qualité des eaux de l’étang de Berre.
Enfin, au-delà, il faut adopter une logique environnementale qui mette en avant les atouts de notre territoire, qui positivise les contraintes (loi ‘’littoral’’, Natura 2000, Agenda 21…) et redonne confiance à nos partenaires institutionnels par la clarté des choix d’aménagement. Aujourd’hui, nous avons laissé la loi ‘’littoral’’ nous rattraper. Faisons-en une force : nous sommes condamnés à conserver les réserves foncières du bord de mer non occupées, faisons-en un lieu d’accueil touristique cohérent
et occupé de façon à ne pas « installer le vide ». Posons clairement les objectifs poursuivis pour attirer les aides que cela nécessite.
Sa quatrième force, enfin, c’est son positionnement au bord de la Méditerranée, de l’étang de Berre et son rôle de ville étape vers l’ouest. Mais pour que celui-ci soit profitable pour notre ville, il faudra travailler au prolongement de la voie rapide de la côte bleue et à celui de l’autoroute, et à la réinstallation d’une navette reliant le centre-ville à l’aéroport.
Jean Patti. Martigues en marche
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